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Stamm : « Une nuit d’enfer »

A l’instar de ses petits camarades de l’avant de la course, Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat), sixième au pointage de midi ce mardi, évoque une dernière nuit très difficile dans le pot au noir : « On a passé une nuit d’enfer. Nuit noire, déluge et grains incroyables avec des bascules de vent incessantes. C’était fou. Là, ça se calme un peu car on voit enfin la mer et les nuages mais ça reste un exercice. Ça va dans tous les sens et faire de la vitesse là dedans, ce n’est pas bon. Je suis très sous-toilé, mais ça tape quand même, le matériel souffre. Pour l’instant on est en paquet (ndlr : Cheminées Poujoulat, Macif, PRB, Virbac Paprec 3 et Hugo Boss se tiennent en quelques milles), je suis même en route collision avec un autre - il va pas falloir qu’on se rentre dedans - et on est trois bateaux à vue. Je ne les ai pas identifiés mais c’est possible que ce soit Macif et PRB. Alex (Thomson) a pris les choses dans le bon sens, au lieu d’avoir du vent au près on a du vent portant et il peut y avoir de grosses différences. Côté température, ça va encore, il n’a pas fait beau du tout, il est tombé des trombes d’eau donc ça a plutôt rafraîchi. Il fait 25°-30° c’est pas la canicule. C’est incroyable ce que ça demande d’énergie, c’est incessant, il faut vraiment pouvoir se reposer et se nourrir sinon c’est la misère. J’espère sortir de ce pot au noir dans la journée, ce serait bien que l’on n’ait pas encore une nuit comme celle-ci. Le risque de voir Armel (Le Cléac’h) s’échapper devant existe mais le plus gros risque c’est de casser du matériel. Il faut s’imaginer, nuit noire, on ne voit pas l’avant du bateau et le vent passe de 0 à 35 noeuds en peu de temps et tout cela sous une pluie battante. »