Partir

  • Focus on France’s next-generation SSNs
    “There are no silver medals in this game. When facing the enemy, the only option is to be the best and to win,” said Admiral Christophe Prazuck, French Navy chief of staff, at a press conference in Cherbourg on 12 July. He was respondin... […]
  • Tradition et solidarité : un livre sur le commando de Penfentenyo
    A l’occasion de son soixante-dixième anniversaire, le commando de Penfentenyo, unité de forces spéciales de la Marine, a initié le projet baptisé "Tradition & Solidarité".En partenariat avec l’Ecole européenne supérieure d’art de Br... […]
  • Piriou met à l’eau le chalutier Télémaque
    Le Télémaque, c’est le nom du chalutier/coquillier construit par Piriou naval services, à Lorient. Le bateau de 16 m a été baptisé dans le port de Concarneau, vendredi 8 août. Lire la suite de Piriou met à l'eau le chalutier Télémaque […]

Archives

Le dos de la cuiller

Le contournement de l’anticyclone de Sainte-Hélène est maintenant à l’ordre du jour de toute la flotte. Petit à petit, chacun essaye de mettre un peu d’est dans sa trajectoire avec plus ou moins de détermination. Les tenants d’une route au plus court espèrent bien que l’anticyclone ne freinera pas leur progression quand les partisans d’une trajectoire plus sud espèrent recueillir les dividendes de leur investissement.

Ce qu’ils ont dit pendant la vacation…

Retrouvez les principales déclarations des skippers lors de la vacation de lundi marquée notamment par la présence de Louis Burton et Zbigniew « Gutek » Gutkowski en plateau.

Des nouvelles de Sam Davies

Voici quelques nouvelles, alors que, de mon côté, j’attends, j’attends et j’attends encore le changement de vent qui nous permettra de ramener Savéol à la maison, en France.

Et c’est bien là le problème, il faut que je sois PATIENTE. Les prévisions disent que le vent va être fort pendant au moins les deux prochaines semaines et, sans notre mât, Savéol et moi ne pouvons pas naviguer correctement dans ces conditions. Sur le littoral portugais, il n’y a pas beaucoup d’endroits pour s’abriter, et comme en plus il y a de grosses vagues qui viennent se briser sur des côtes dangereuses, il faut faire très attention. Ce n’est pas un hasard si c’est le paradis des surfeurs extrêmes !  

Mais au moins ce ne sont pas des conditions de course et même si j’aimerais être de retour le plus vite possible, je n’ai pas de deadline, je ne suis pas en compétition. Du coup, Erwan prend soin de Savéol à  Cascais et moi je me repose en rattrapant le temps perdu avec “mes garçons” qui sont restés à la maison.  

Si vous pouviez glisser un mot en notre faveur à l’oreille des “dieux du vent” pour qu’ils nous offrent rapidement quelques jours de vent modéré, ce serait super :-)

Cette attente me laisse trop de temps libre, je pense à la course et ça me rend encore plus triste de ne plus en faire partie. J’ai donc décidé de me faire des petites listes, histoire de m’aider à garder le sourire.

Les choses que je peux faire maintenant que je ne suis plus dans le Vendée Globe :
Être là pour les premiers pas de Ruben
Passer Noël avec les garçons
Dormir plus de 30 minutes à la fois, le tout dans un lit bien chaud qui ne bouge pas
Peut-être aller skier cet hiver

Les choses qui ne me manqueront pas :
Avoir les pieds mouillés
Les deux saisons de "Gossip Girl" que j’avais téléchargées pour les regarder pendant les moments calmes de la course, avant de le regretter amèrement !
Les attaques “kamikaze” des poissons volants, et plus spécialement de ceux que je me prenais dans la figure en pleine nuit.
Mon alarme klaxon, qui me réveillait toutes les trente minutes
Le seau (!)

Les choses qui ont réussi à me faire sourire depuis mon démâtage:
Tous les messages que des gens du monde entier m’ont envoyés, merci, ça m’a beaucoup aidée. 
L’accueil que j’ai reçu à Madère
L’accueil que j’ai reçu à Cascais
Avoir réussi à construire un gréement de fortune et arriver saine et sauve à Cascais!
Pouvoir ouvrir tous les sacs de nourriture prévus pour les trois mois de course et manger ce que je préfère (Rocher Suchard, Toblerone, du fromage, le gâteau de ma mère……!!!)
Etre dans le cockpit de l’avion lors de mon vol de Lisbonne à Paris pour l’aterrissage de nuit. Merci Air France !

Ligne rouge

Nuit douce et tiède. Sous les reflets argentés de la lune, la mer scintille jusqu’à l’horizon. Les cumulus, rangés en files indiennes, cheminent comme de gros flocons sombres dans le ciel clair. Là-bas, loin devant, les 5 étoiles de la Croix du Sud montent chaque jour un peu plus dans le ciel. Nous sommes de l’autre côté de la terre. Dépressions et anticyclones tournent à l’envers. Il faut s’y faire.

Les contours flous d’Hélène

Hélène la Diablesse est en train de faire tourner la tête de beaucoup de skippers, tant il est vrai que son insaisissable humeur ne permet pas de se faire une idée bien claire de la situation au moment de trouver les clés de la porte Atlantique…