Qu’on se le dise …

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Jean-Pierre Dick freiné par l’anticyclone

Ce passage à niveau m’inspire un drôle de sentiment. Hier, j’étais en colère. Tu loupes le train à quelques milles près. Tu trouves cela injuste car tu navigues bien depuis le départ. Je ne fais pas d’erreur stratégique, je subis la météo. Aujourd’hui, je relativise. C’est rageant mais c’est comme cela. Une autre course commence maintenant.
La pression est légèrement retombée car tu n’es plus à la bagarre bord à bord. Tu te recentres sur toi et sur ton bateau. Tu récupères de l’énergie.

Le point positif de la situation, après la longue chevauchée à plus de 20 nœuds, est que je peux inspecter le bateau sous toutes ses coutures. Le diable se cache dans les détails ! J’en profite pour l’entretenir et réparer les petites bidouilles pour la deuxième moitié de la course. J’ai retrouvé ma grosse éponge naturelle qui permet d’enlever l’humidité à l’arrière. Par contre impossible de remettre la main sur ma gamelle !